Les premières construites à base dauphine celle-ci est strictement d'origine (selon le proprio) avec mécanique R8
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[ATLA] 19 exemplaires construits par J Durand
#1
Posté 3 juillet 2010 - 20h50
Citation Si ce que tu as à dire ne vaut pas mieux que le silence,tais-toi :chut: (Confucius)
#2
Posté 4 juillet 2010 - 05h48
Bonjour, pourriez vous donner quelques détails de cette voiture? motorisation, carrosserie...
Merci.
Merci.
#3
Posté 4 juillet 2010 - 07h03
Voici quelques détail de cette voiture faites sur la base d'une 4CV Renault ou Dauphine

En 1958, c'est en voyant une Alpine A106 accidentée, dans l'atelier de carrosserie Vinatier (le père du pilote Jean Vinatier), situé 3, rue Etienne Dolet au Kremlin-Bicêtre (Val de Marne), que Jacques Durand se dit que fabriquer une vraie automobile n'est pas très compliqué.
[Jacques Durand est au centre de la photo]

La production en série de cette voiture est l'oeuvre d'un trio : Jean Schwab en est le producteur, Jacques Durand le scénariste et maquettiste et Jaunet l'assistant-technicien. Dans sa cave à Antony (Hauts de Seine), Jacques Durand construisit une carrosserie réalisée en plastique sur un moule en plâtre. Entre temps, préparait un châssis multitubulaire, très rigide, sur lequel devait s'ajuster le moteur et les suspensions de Dauphine fournis par Jean Schwab. La légende veut que Jacques Durand ait été obligé de démolir l'escalier de la cave de sa maison pour sortir sa première coque. Cette jolie berlinette sport aux formes aérodynamiques fût baptisée Atla.
[La photo en couverture du numéro 147 (juillet 1958) de la revue « L'automobile »]

La carrosserie se caractérise par ses portes « papillon » inspirées de la Mercedes 300 SL. Il dira plus tard: « C'était tout ce qu'il y a de plus compliqué et en outre, c'était le meilleur moyen pour manquer d'étanchéité ! ». Celle-ci est présentée en couverture du numéro 147 (juillet 1958) de la revue « » et dans un article d'une page dont est tiré l'essentiel de ces informations. Après avoir effectué des essais, qui entrainèrent modifications et mises au point, l'Atla fut commercialisée.
[Le moule en plastique servant à la fabrication de la coque]

Trois modèles sont proposés à la vente :
--- Pour un prix de 250 000 Francs (de l'époque voir en bas de page l'offre de la concurrence !) un ensemble nu, non garni et sans équipement intérieur, comprenant le châssis tubulaire (poids approximatif 40 kg), la carrosserie (35 kg environ) incorporée avec plate-forme inférieure et passages de roues raccordés, les deux portes avec leurs gonds montés, les capots avant et arrière avec leurs charnières, et un tableau de bord non posé, suivant le type choisi (standard ou compétition).
[La coque démoulée]

--- Pour 650 000 francs, le même ensemble mais peint, avec garniture intérieure et sellerie, réservoir, pare-brise et lunette arrière, glaces et serrures de portières, pare-chocs et faisceau électrique montés.
Il reste au client à effectuer :
* montage du train avant et roues
* montage du groupe propulseur et roues
* montage direction, circuit de freinage, tringlerie, pédales, levier de vitesses, phares et feux divers, avercode (???), essuie-glaces, compteur, etc ...
[Le châssis tubulaire]

Enfin pour différents prix, le véhicule peut être livré complet dans les versions suivantes : +++ type 4 CV sport au prix de 860 000 Francs avec un moteur 1062, une boîte à 3 vitesses, chauffage et tableau de bord de 4 CV Renault.
+++ type 5 CV sport au prix de 950 000 Francs moteur 1090 Ventoux, une boîte à 3 vitesses, chauffage et tableau de bord de 5 CV Dauphine.
+++ type 4 CV compétition (même modèle que la type 4 CV sport) avec les suppléments pour la transformation : tubulure « Rallye » ou « Monza », carburateur de 32, culasse et arbre à cames spéciaux, ressorts de soupapes renforcés, compte-tours, etc ...
+++ type 5 CV compétition (même modèle que la type 5 CV sport) mais avec les suppléments pour la transformation : tubulure « Sebring », carburateur Solex 32 PICBT, pot d'échappement spécial, ressorts spéciaux pour soupapes, culasse, arbre à cames, etc ...
[Les éléments inférieurs en cours de montage]

Peuvent également être montés, des boîtes de vitesses à 4 ou 5 rapports. Le gain de poids du modèle compétition par rapport au modèle sport est de 12 % soit moins de 500 kg à vide. Devant le succès, en association avec Jean Schwab une usine est louée à Garches (Hauts de Seine) alors que les châssis et carrosseries destinées à recevoir des moteurs Panhard sont montés à Malakoff (Hauts de Seine).
Une douzaine d'Atla fûrent fabriquées par Jacques Durand, il en resterait quatre.
[Pose de la coque]

Ce châssis a subi de sévères tests de solidité dans les fondrières du Bois de Verrières dans les Yvelines. Le manque d'éléments de carrosserie à l'avant était quelque peu déroutant en cas de dérapage en courbes, par manque de repères. Les essais ont été faits en septembre 1957.
[Le prototype qui a servi à faire la mise au point]

Quelques prix de différentes voitures en Juillet 1958 :
Citroën 389 000 Francs pour une 2CV 375 cm3 type A
420 000 Francs pour une 2CV 425 cm3 type AZ
441 000 Francs pour une 2CV 425 cm3 type AZL
894 000 Francs pour une ID 19 Normale
1 109 000 Francs pour une DS 19Panhard 685 000 Francs pour une Dyna Luxe
724 000 Francs pour une Dyna Grand LuxePeugeot 635 000 Francs pour une 203 berline Luxe
780 000 Francs pour une 403 berline Grand LuxeRenault 419 000 Francs pour une 4 CV « Affaires »
574 000 Francs pour une Dauphine
929 000 Francs pour une FrégateSimca 784 000 Francs pour une Ariane 4
870 000 Francs pour une Ariane 8
1 045 000 Francs pour une Beaulieu[L'ensemble carrosserie - coque]

Ci joint une photo de l'Atla à moteur Dauphine en porte à faux. Une version à moteur Panhard aurait aussi été produite... il s'agit de la première voiture produite par Jacques Durand. A t-elle courru ???????

3/4 avant porte ouverte. Les sièges ne sont pas d'origine. Ile proviennent d'une René Bonnet ou Matra Djet.

Chassis multi tubulaire, moteur en porte à faux arrière, portes papillons. Le plus réussis : l'arrière :

En 1958, c'est en voyant une Alpine A106 accidentée, dans l'atelier de carrosserie Vinatier (le père du pilote Jean Vinatier), situé 3, rue Etienne Dolet au Kremlin-Bicêtre (Val de Marne), que Jacques Durand se dit que fabriquer une vraie automobile n'est pas très compliqué.
[Jacques Durand est au centre de la photo]

La production en série de cette voiture est l'oeuvre d'un trio : Jean Schwab en est le producteur, Jacques Durand le scénariste et maquettiste et Jaunet l'assistant-technicien. Dans sa cave à Antony (Hauts de Seine), Jacques Durand construisit une carrosserie réalisée en plastique sur un moule en plâtre. Entre temps, préparait un châssis multitubulaire, très rigide, sur lequel devait s'ajuster le moteur et les suspensions de Dauphine fournis par Jean Schwab. La légende veut que Jacques Durand ait été obligé de démolir l'escalier de la cave de sa maison pour sortir sa première coque. Cette jolie berlinette sport aux formes aérodynamiques fût baptisée Atla.
[La photo en couverture du numéro 147 (juillet 1958) de la revue « L'automobile »]

La carrosserie se caractérise par ses portes « papillon » inspirées de la Mercedes 300 SL. Il dira plus tard: « C'était tout ce qu'il y a de plus compliqué et en outre, c'était le meilleur moyen pour manquer d'étanchéité ! ». Celle-ci est présentée en couverture du numéro 147 (juillet 1958) de la revue « » et dans un article d'une page dont est tiré l'essentiel de ces informations. Après avoir effectué des essais, qui entrainèrent modifications et mises au point, l'Atla fut commercialisée.
[Le moule en plastique servant à la fabrication de la coque]

Trois modèles sont proposés à la vente :
--- Pour un prix de 250 000 Francs (de l'époque voir en bas de page l'offre de la concurrence !) un ensemble nu, non garni et sans équipement intérieur, comprenant le châssis tubulaire (poids approximatif 40 kg), la carrosserie (35 kg environ) incorporée avec plate-forme inférieure et passages de roues raccordés, les deux portes avec leurs gonds montés, les capots avant et arrière avec leurs charnières, et un tableau de bord non posé, suivant le type choisi (standard ou compétition).
[La coque démoulée]

--- Pour 650 000 francs, le même ensemble mais peint, avec garniture intérieure et sellerie, réservoir, pare-brise et lunette arrière, glaces et serrures de portières, pare-chocs et faisceau électrique montés.
Il reste au client à effectuer :
* montage du train avant et roues
* montage du groupe propulseur et roues
* montage direction, circuit de freinage, tringlerie, pédales, levier de vitesses, phares et feux divers, avercode (???), essuie-glaces, compteur, etc ...
[Le châssis tubulaire]

Enfin pour différents prix, le véhicule peut être livré complet dans les versions suivantes : +++ type 4 CV sport au prix de 860 000 Francs avec un moteur 1062, une boîte à 3 vitesses, chauffage et tableau de bord de 4 CV Renault.
+++ type 5 CV sport au prix de 950 000 Francs moteur 1090 Ventoux, une boîte à 3 vitesses, chauffage et tableau de bord de 5 CV Dauphine.
+++ type 4 CV compétition (même modèle que la type 4 CV sport) avec les suppléments pour la transformation : tubulure « Rallye » ou « Monza », carburateur de 32, culasse et arbre à cames spéciaux, ressorts de soupapes renforcés, compte-tours, etc ...
+++ type 5 CV compétition (même modèle que la type 5 CV sport) mais avec les suppléments pour la transformation : tubulure « Sebring », carburateur Solex 32 PICBT, pot d'échappement spécial, ressorts spéciaux pour soupapes, culasse, arbre à cames, etc ...
[Les éléments inférieurs en cours de montage]

Peuvent également être montés, des boîtes de vitesses à 4 ou 5 rapports. Le gain de poids du modèle compétition par rapport au modèle sport est de 12 % soit moins de 500 kg à vide. Devant le succès, en association avec Jean Schwab une usine est louée à Garches (Hauts de Seine) alors que les châssis et carrosseries destinées à recevoir des moteurs Panhard sont montés à Malakoff (Hauts de Seine).
Une douzaine d'Atla fûrent fabriquées par Jacques Durand, il en resterait quatre.
[Pose de la coque]

Ce châssis a subi de sévères tests de solidité dans les fondrières du Bois de Verrières dans les Yvelines. Le manque d'éléments de carrosserie à l'avant était quelque peu déroutant en cas de dérapage en courbes, par manque de repères. Les essais ont été faits en septembre 1957.
[Le prototype qui a servi à faire la mise au point]

Quelques prix de différentes voitures en Juillet 1958 :
Citroën 389 000 Francs pour une 2CV 375 cm3 type A
420 000 Francs pour une 2CV 425 cm3 type AZ
441 000 Francs pour une 2CV 425 cm3 type AZL
894 000 Francs pour une ID 19 Normale
1 109 000 Francs pour une DS 19Panhard 685 000 Francs pour une Dyna Luxe
724 000 Francs pour une Dyna Grand LuxePeugeot 635 000 Francs pour une 203 berline Luxe
780 000 Francs pour une 403 berline Grand LuxeRenault 419 000 Francs pour une 4 CV « Affaires »
574 000 Francs pour une Dauphine
929 000 Francs pour une FrégateSimca 784 000 Francs pour une Ariane 4
870 000 Francs pour une Ariane 8
1 045 000 Francs pour une Beaulieu[L'ensemble carrosserie - coque]

Ci joint une photo de l'Atla à moteur Dauphine en porte à faux. Une version à moteur Panhard aurait aussi été produite... il s'agit de la première voiture produite par Jacques Durand. A t-elle courru ???????

3/4 avant porte ouverte. Les sièges ne sont pas d'origine. Ile proviennent d'une René Bonnet ou Matra Djet.

Chassis multi tubulaire, moteur en porte à faux arrière, portes papillons. Le plus réussis : l'arrière :
#4
Posté 4 juillet 2010 - 08h10
C'est bien ce qu'il me semblait. C'est une ATLA et non une ALTA ( inversion des lettres sur le monogramme ).
Il y a eu un dossier assez complet dans Gazoline il y a quelques années :
Il y en avait même une pendant longtemps à vendre dans les petites annonces de la revue.
Il y a eu un dossier assez complet dans Gazoline il y a quelques années :
Il y en avait même une pendant longtemps à vendre dans les petites annonces de la revue.
#5
Posté 4 juillet 2010 - 08h45
Par contre je ne comprends pas très bien pourquoi les écopes sur le capot sont orientées dans ce sens ?
#6
Posté 4 juillet 2010 - 09h12
salut jm,c'est parc que,c'est le même montage que la dauphine ou la 4cv,le ventilo aspire l'air par les entrées sur le coté (photo) puis passe a travers le radiateur qui est a l'avant du moteur et est evacué par les ecopes du capot!
"A bon bidouilleur ! Rien d'impossible !''
#7
Posté 4 juillet 2010 - 09h37
Ah d'accord, je comprends mieux. Merci Steph pour ces précisions. Je suis intéressé car je réfléchis à un truc similaire pour refroidir et en même temps prendre de l'air frais pour mon carbu.
#8
Posté 4 juillet 2010 - 10h25
salut a tous
faudrait modifier le titre car c est ATLA
sur le club virtuel des jide et scora il y a un post sur une de ces autos
faudrait modifier le titre car c est ATLA
sur le club virtuel des jide et scora il y a un post sur une de ces autos
mon blog
#9
Posté 4 juillet 2010 - 11h39
yvan, le Dimanche 04 Juillet 2010 - 11:25, dit :
salut a tous
faudrait modifier le titre car c est ATLA
sur le club virtuel des jide et scora il y a un post sur une de ces autos
faudrait modifier le titre car c est ATLA
sur le club virtuel des jide et scora il y a un post sur une de ces autos
Merci Yvan c'est chose faite
Citation Si ce que tu as à dire ne vaut pas mieux que le silence,tais-toi :chut: (Confucius)
#10
Posté 18 août 2011 - 21h55
Salut à tous
J'en connais une en Belgique ,un ami a travaillé dessus (restauration de la caisse polyester) ,hélas pas de photos
Cordlt . Romu
J'en connais une en Belgique ,un ami a travaillé dessus (restauration de la caisse polyester) ,hélas pas de photos
Cordlt . Romu
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